La VOP : nécessaire pour l’Europe, insuffisante pour les flux massifiés

la VOP

La généralisation du virement instantané en Europe répond à une volonté claire du législateur : démocratiser l’instant payment tout en le sécurisant.

L’irrévocabilité des fonds imposait un garde-fou.

La VOP (Verification of Payee) remplit ce rôle : vérifier la cohérence entre un IBAN et un bénéficiaire avant exécution.
C’est une brique réglementaire utile et nécessaire.

Mais elle ne règle pas tout.

La VOP : Un décalage opérationnel

La VOP est pensée pour un paiement unitaire : un ordre, une vérification, une décision.

Or, en entreprise, les paiements sont massifiés, automatisés, transmis en fichiers signés, regroupés en remises de dizaines ou centaines de virements.

Le modèle est industriel, alors que la VOP est transactionnelle.

Le bruit des identifiants faibles

La vérification repose principalement sur la dénomination sociale — un identifiant ni unique, ni strictement normé.

À grande échelle, cela génère des “close match” ou des « no match » en volume.
Et trop d’alertes affaiblissent la qualité du contrôle.

Le risque n’est pas la VOP.
Le risque est le bruit qu’elle peut produire dans des flux massifiés.

Le vrai sujet : sécuriser la source

La fraude au faux fournisseur naît lors d’un changement d’IBAN ou d’une modification du référentiel tiers — pas au moment du paiement.

La VOP agit en bout de chaîne.
Le risque, lui, est en amont.

C’est là que s’inscrit l’approche de MATA IO : Vérifier l’IBAN à l’entrée du référentiel, s’appuyer sur des identifiants robustes (SIREN, TVA, DUNS), capitaliser les contrôles et isoler une anomalie sans bloquer une remise entière.

La VOP est une obligation réglementaire.
La maîtrise du référentiel tiers est un choix stratégique.

Pour les flux massifiés, la différence est décisive. Car la robustesse des paiements repose d’abord sur la maîtrise des données tiers.

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